Cy Wilson

Salut ! Peux-tu te présenter ?

Cy Wilson, artiste peintre. Né à Paris en 1977. En voyage depuis mes 18 ans, j’ai vécu dans plusieurs pays d’Europe et d’Asie où j’ai appris en tout 5 langues que je ne maîtrise pas toutes...mais... Je produis et expose mon travail partout où j’ai vécu. J’imprime également professionnellement depuis 2007 et je fais du tatouage depuis 23 ans, ainsi que des prototypes (aiguilles) et donne des formations de techniques du tatouage.

Quelle est ta formation, quel parcours t'ont mené ici ?

Tout d’abord formé par deux parents artistes parisiens,. à la maison mais aussi dans leurs ateliers, ainsi qu’avec leurs collègues et amis. Puis deux écoles d’art académique sur Paris, dont l’école du Livre où j’ai pris goût à la typographie et aux techniques d’impression en plus des classiques exercices comme la photographie, le dessin de nu ou encore l’étude documentaire et le réalisme. Pour ce qui est du tatouage j’ai été formé en Inde par Taku Oshima puis est fait ma route surtout grâce à chaque personne que j’ai tatoué.

Comment trouves-tu l’inspiration ?

Je dirais que c’est toujours là en fait. C’est plutôt une question de s’attarder ou non, de creuser le geste et l’attention pour produire ceci ou cela.

Quelles sont tes influences et sources d’inspiration ? ou qui sont tes mentors ?

Ayant suivi à école des cours d’histoire de l’art très jeune et visité beaucoup d’expositions classiques mais aussi modernes, la liste est plus que longue. D’autant que des choses qui ne me touchaient pas il y a 10 ans me font vibrer aujourd’hui et que j’ai pu être déçu par des références suite à des expositions rétrospectives... Bref… pas de règles, pas de je préfère ci ou ça… Je prends et me nourris de tout ce qui a pu être fait et me mets au défi de faire ce qui ne l’aurait pas été... Ce qui est une illusion mais une bonne motivation pour juste me pousser déjà moi-même plus loin que juste moi-même. Et par-là ne pas trop stagner sur des rendus ou concepts. À part le multiple et la diffusion de mon logo déposé en 2006.

As-tu un processus de travail ?

Chaque processus appartient au projet que j’ai, surtout pour ce qui est de la peinture. Par contre l’impression et le tatouage nécessitent des processus très répétitifs liés aux besoins techniques : réfléchir, puis dessiner une image avant de la sérigraphier ou linograver ; dessiner avec les gens pendant des heures, des jours pour une réalisation… très très procédurière une fois le projet monté.

As-tu d’autres passions/talents/passe-temps ?

Non.. pas de passe temps car tout mon temps est pour la créa... peintures, tattoo etc...

Quelle importance portes-tu à l’environnement ?

Tout d’abord comme un invité et non une race supérieure. Mais aussi, comme je suis un être humain, je le détruis… à chaque pas dans la forêt, à chaque chasse d’eau tirée, à chaque avion pris. L’important est d’en être conscient et de ne pas minimiser les conséquences de ses gestes dans l’idée que pleins d’autres humains font la même chose, pour juste faire attention, mais aussi pour faire mieux et surtout changer ses comportements de consommation. Mais c’est complexe car même cela reste toujours enfermé dans une façon destructrice du rapport avec la nature. En tant qu’Européen, je suis déjà content de vivre avec beaucoup de gens qui y font assez attention au point d’avoir développé une conscience collective ou l’on cherche tous à faire attention... Et c’est que le début.

Et ton rapport à la politique ?

Particulièrement ces jours : NO COMMENT

Comment vois-tu ton futur ?

Je le prépare, je le projette, mais je ne le vois pas du tout... je m’attends presque à ce qu’il n’existe pas du tout. Je préfère me dire que cela sera la suite de Maintenant et qu’une partie est hors de mon contrôle... Comme ça je me focalise sur le geste dans le moment.

Et notre avenir ?

Comme pour chaque espèce : mutation déjà évidente depuis mes petites 42 années, puis à long terme extinction. Personnellement, je suis persuadé que les arbres étaient là avant nous et seront là après nous. Le temps ne passe pas, c’est nous qui passons.

On sait que c’est dur de vivre de son talent. As-tu une astuce ou un conseil ?

Je vis de mon Art depuis l’âge de 17ans, je ne pense pas que cela soit plus dur que d’être salarié. C’est juste beaucoup d’organisation, ainsi que des choix d’investissement, etc... Seule astuce : bosser beaucoup et tenir le coup si cela fait moins d’une dizaine d’années que tu pratiques. Et ... ne pas faire de compromis comme avoir un boulot à côté, cela prend beaucoup d’énergie et ralentit considérablement le ou les processus créatifs. En bref il vaut mieux galérer en bossant pour son Art que de choisir la sécurité. C’est cela qui joue, à long terme surtout.

 

C’est un peu une obligation d’être présent sur le net (réseaux sociaux, site, etc.); comment le vis-tu ?

Je sais que ce n’est pas une obligation d’être présent sur les réseaux sociaux. Je connais beaucoup d’artistes qui ne fonc-tionnent que sur leurs réseaux humains, galeristes, agents... Il est d’ailleurs important de s’occuper des deux. Les réseaux sociaux sur le net sont des vitrines et surtout de super outils de connections, surtout à l’international. Encore faut-il connaître l’anglais. Personnellement, j’utilise beaucoup Instagram relié à Facebook. La gestion de ces plateformes me coûte beaucoup de temps, mais m’a et me permet une visibilité et des relations réelles à l’international, ce qui m’a et me permet voyages, expositions, résidences et aussi vente à l’international régulièrement. Ce sont pour moi de super outils et un shop ouvert 24/24 et 7/7. À moi d’en faire ce que je veux et de le faire rayonner comme je veux.

Comment te sens-tu face à la multitude d’artistes, plus ou moins talentueux, présents sur ces plateformes ?

Ces plateformes restent une source d’inspiration visuelle in-croyable pour moi et cette multitude me permet de me nourrir. Mais là encore, comme pour mes influences, je ne donne pas plus de valeur à cet ou cet artiste, ni pour son talent ou sa notoriété. Au-delà de mes goûts personnels, ma place d’artiste me permet de regarder le travail des autres comme valeur d’information et non comme valeur de bien, mal ou mieux etc... Toute information est bonne à prendre et mon travail commence et/ou continue de la digestion de ses informations. Le talent sans la pratique peut devenir une mauvaise habitude.

Un coup de cœur à partager ?

Musique : Lady Leshurr Art : Benatolaberria.com

Une question que toi tu as toujours voulu poser*:

Question à poser... heuuuuuu. Non

Où est-ce qu’on peut te trouver ?

Ma partenaire artiste et moi-même sommes désormais installés à Colombier sur le canton de Neuchâtel et travaillons dans nos ateliers personnels ainsi que notre atelier d’impression commun (linogravure-sérigraphie). Perso Cy : cy.wilson.art Anaïs : anaisjumel_art – Atelier Hors-série : wilson.family official : atelier_hors_serie et: horsserie.bigcartel.com


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