Gitan

Photo © Alex Pittet

Salut ! Peux-tu te présenter ?

Yo wazzzup, né à Geneva, 25ans, je suis un goret du Da Shit crew. J’ai quitté Genève en mars 2019 pour skater et rentrer un peu d’argent. De La Martinique à Seattle, en passant par St-Barth et le Yukon, je suis actuellement à Agadir/Maroc. Je ride pour Da Shit Skateboard, Never Pro, Abu Distibution et Na Brisa Rising Sun.

Raconte-nous ta rencontre avec le skateboard...

J’avais un pote skateur. Il m’a donné le love du skateboard, puis il s’est retiré du game. C’était le début de la story, faire des kickflips était devenu « le sens de la vie » (haha). Des centaines de paires de shoes plus tard on est toujours là.

Aimes-tu toutes les disciplines qu’on peut trouver dans ce sport ?

Lesquelles t’intéressent le plus ? Street, vertical, bowl, pools, ou même freestyle, bien sûr je suis amoureux de toute ces polyvalences. J’ai toujours essayé de faire un peu de tout. Mais si tu parles des étranges variantes du skateboard, alors je pense que la vie est trop belle pour rider une longboard (joke).

Photo © Andrea Crispini

Quelles sont tes influences et sources d’inspiration ? ou qui sont tes mentors ?

Des mentors j’en ai des centaines hihi, des jeunes et des papis. D’abord mes mentors genevois : Chaman, Romain Grobety, Greg Artisi, Greg Hamel, Simon Perrotet, Simon Pittet, Sergio Sant’anna, Alexender Radmeker, Alexis di Caprona, Furious Tibet, Fabio et Youri (il est dj maintenant). Et pour le reste du monde : Christian Hosoi, Jason Dill, Jerry Hsu, Mike V, Chuck Bauer, Daewon Song, Gou Miyagi, Lincoln Ueda, Martin Schrotter, Dustin Dollin, Andy Anderson, Sean Burns, Bob Burnquist and Heath Kirchart ! Merci à tous ces gars-là ! Inspiration !

Comment appréhendes-tu le monde qui nous entoure ?

Plutôt bien. Pour l’instant j’suis bloqué au Maroc, il fait beau tous les jours, on skate la street avec les locaux, on mange des tajines, et on fume du hash de qualité exceptionnelle.

Comment vois-tu le futur du skate ?

Hahaha, divisé. Avec d’un côté, l’avarice des Jeux Olympiques  sponsorisé et mis en avant par les pires et, de l’autre, les vrais qui ne se soucieront que de rentrer leurs switch 5-0 revert sur le spot.

Comment imagines-tu ton futur ?

Je me vois essayer de renter ce switch 5-0 revert sur le spot, puis rentrer faire la fête avec les copains dans le Da Shit Village qu’on aura construit sur un terrain magnifique dans un pays
magnifique avec que des gens bons.... ou bien avec une très jolie femme, loin de tous, cachés.

Quel avenir imagine-tu pour notre monde ?

Tout va bien se passer...

Photo © Antonin Maudry

Que penses-tu de tous ces minis et gros skateparks qui poussent ici et là ?

C’est bien, ça permet aux skateurs de park de mieux s’épanouir et ça donne du bonheur à plein de gens qui n’attendaient que ça dans leur commune un peu perdue et oubliée du reste du monde.

D’après toi, le milieu professionnel (shops, marques, communes, etc.) devrait-il plus s’investir dans des contest ou grosses skate sessions (avec BBC, DJ...) ?

Bien sûr, les marques locales devraient clairement faire plus d’events ! Beer à gogo et best tricks, remplir le bowl d’eau et faire un water jump, inviter des teams pour le bonheur des kids et jeter du matos dans la foule enflammée qui ne demande que ça. Du « cash for tricks » et des aftercontest qui partent en coui**e. Ça manque.

Les sessions de pure street en ville à la recherche de nouveaux spots pour toi ça existe encore ?

Oh oui, la rue. Ça existe encore. Partout. Chercher des spots, les prendre en photo si t’es solo, revenir avec une équipe et rider les spots dans tous les sens. Tant que y’aura de la rue dehors y’aura des streets sessions. Ma part « Bye Bye Geneva » et ma « Agadir mini part » sortent bientôt (sur youtube : Da Shit Crew).

 

Photo © Vincent Meynard
Photo © JMZ

Il y a très peu de magazines en français qui parlent vraiment de skateboard et les autres sont durs à trouver. Cela te manque-t-il ou internet te suffit ?

« La Pomme » (Yoav Appel) a fait sa première paru (Soma Juin 2019) et je crois qu’il ne l’a toujours pas vue sur papier car le mag est introuvable. C’est une galère à se procurer les skate mags. À l’ancienne ils se vendaient en kiosk. Internet c’est différent, c’est « fast life », tu like une photo puis tu scroll et plus jamais tu ne la reverras cette photo-là. Un mag tu peux le ressortir des années plus tard et kiffer sur la même tof qui t’avait fait rêver quand t’était mineur et imberbe. Ou même skater des années plus tard un spot que t’avais repéré dans ton mag préféré. C’est magique no ?

Un/deux spots à partager ou à faire découvrir à nos lecteurs ?

Umh, Wonderland/Copenhagen pour les hashlovers et DopePlanet/Seattle pour la magie de l’endroit. Ils ont un jardin et une maison où tout est pensé pour skater, même la douche c’est une mini-rampe. Sinon toute la ville de Rotterdam ressemble à une map de skate 3.

Où est-ce qu’on peut te trouver ?

Dans la street ou sur @gtan_fuckthepolice & @dashitskateboard Love ma crew, ma mum and all ma worldwide friends, DA SHIT 4 LIFE !


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